Regards photographiques sur Bordeaux et la Gironde

Accueil | À propos du site | L'auteur | Projets | Liens régionaux   

Bordeaux : la Cité Municipale

900 employés municipaux sous un même toit


 

Thèmes associés  >>>| Bordeaux Construit | Bassins à flot | Cité du Vin | Cité Municipale | Grand Stade | Pont Chaban Delmas | Promenade Sainte Catherine |

 


La Cité Municipale, un bâtiment à énergie positive ouvert en 2014

Géographiquement la Cité Municipale ouverte en 2014 se situe entre le cours d'Albret, la place du Colonel Raynal et la rue Claude Bonnier pour le Bordeaux ancien, et avec une façade donnant sur la rue de Belfort pour le quartier Mériadeck. Elle occupe l’emplacement de l’immeuble qui était connu sous le nom de Croix du Mail ainsi qu'une partie de l'ancien square André Lhote. L'entrée principale se situant 4 rue Claude Bonnier. 

Cité Municipale vue depuis la rue Montbazon -  photo 33-bordeaux.comPourquoi fallait-il un nouveau bâtiment ?

Les agents et les services de la Ville de Bordeaux étant répartis dans une quinzaine de lieux différents, il n'était pas toujours simple pour le public de savoir où il pourrait accomplir ses formalités administratives. D'autant plus que ces locaux dispersés, et souvent anciens, n'étaient pas forcément fonctionnels.

 

Cette logistique éparpillée représentait également des difficultés pour le fonctionnement des différents services avec un surcoût conséquent lié à cette dispersion. C'est pour remédier à cette situation qu'il a été décidé par délibération du conseil municipal en juillet 2010 de construire la Cité Municipale.

 

 

Le choix du site pour implanter la Cité Municipale ne s'est pas fait au hasard. Situé à à l'arrière du Palais Rohan (Hôtel de Ville), la proximité assure une continuité avec les services de la mairie ( l'état civil et la police municipale sont restés dans les locaux historiques de la place Pey Berland). Le bâtiment fait aussi la jonction entre la ville ancienne et le quartier plus récent de Mériadeck. Ce nouveau bâtiment permet donc de regrouper 900 agents municipaux et d'accueillir un public nombreux (pratiquement 1000 personnes par jour). 

De multiples contraintes à prendre en compte

Façade pierre blonde et verre pour la Cité Municipale  -  photo 33-bordeaux.comL'appel d'offre lancé présentait un certain nombre de contraintes que les architectes devaient intégrer dans leurs projets. Il s'agissait de pouvoir, sur une surface restreinte connue et imposée, loger les 900 agents municipaux et accueillir le public tout en ne dépassant pas la hauteur des bâtiments de Mériadeck. Le bâtiment devant par ailleurs tenir compte d'objectifs ambitieux en matière de performances énergétiques et de développement durable. 

Paul Andreu et Thomas Richez pour le bâtiment, King Kong pour le restaurant

Six projets ont été présentés, et au final ce sont les architectes Paul Andreu et Thomas Richez qui ont été retenus pour le bâtiment et le cabinet King Kong pour le restaurant. La construction du bâtiment a été effectuée par le groupement Cirmad Bouygues

 

 

 

La caractéristique architecturale du bâtiment qui retient l'attention de tous est, sans conteste, son porte-à-faux de 14 mètres. Une idée intéressante qui permet à la façade du cours d'Albret traitée en pierre blonde d'assurer la continuité visuelle avec la ville historique tout en conservant une hauteur raisonnable. 

Une passerelle visuelle entre le Bordeaux ancien et les bâtiments de Mériadeck 

Le glissement de la partie haute à la rencontre du quartier Mériadeck permet d'alléger la ligne du bâtiment, son traitement avec des façades en verre lui donnant un aspect transparent et contemporain. Ce décalage inhabituel des étages supérieurs qui n'est pas si fréquent retient l'attention tant il est surprenant de voir à l'arrière du bâtiment (coté Mériadeck) plusieurs étages s'avancer dans le vide au dessus des voies du tramway. 

 

 

 

Un bâtiment qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme

Enfin il convient de noter que cette nouvelle Cité Municipale est un bâtiment à énergie positive, c'est à dire qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme. Conception, panneaux voltaïques sur le toit (1500m2), volets à fermeture et ouverture automatique en fonction de la lumière ambiante sont quelques un des dispositifs déployés pour obtenir ce résultat. C'est ainsi que le musée des Beaux Arts voisin peut-bénéficier pour sa climatisation de la production excédentaire de froid fournie par les installations de la Cité Municipale . 

Le public au rez-de-chaussée les bureaux pour les étages 

 

La Cité Municipale occupe une surface de 21 350 m². Le public (en moyenne 1 000 visiteurs par jour) est reçu au rez-de-chaussée dans des conditions d'accueil dont chacun s'accorde à reconnaitre qu'elles sont plus agréables que dans les anciens locaux. Un mobilier adapté, conçu spécialement pour la Cité municipale, contribue certainement à cette amélioration. Au cœur de l'atrium central, en levant les yeux, on peut voir les niveaux supérieurs avec les coursives permettant d'accéder aux différents bureaux. 

 

 

Les agents municipaux occupent les étages supérieurs. Bureaux, salles des réunions, restaurant ont été pensés pour être fonctionnels et lumineux. Le restaurant imaginé par le cabinet d'architectes King Kong donne sur une terrasse qui offre une vue imprenable sur le cours d'Albret, les jardins de la mairie, la place du Colonel Raynal ainsi que sur Mériadeck.  

 

 

 

Construite et mise en service dans un délai particulièrement court

 

 

Habituellement la construction de nouveaux bâtiments en centre ville nécessite de nombreuses années entre la pose de la première pierre et sa livraison finale. Pour cette Cité municipale, il aura seulement fallu un peu plus de 2 ans entre le début de la démolition de l'ancien immeuble, la construction du bâtiment, et son ouverture au public en aout 2014. 

 

 

Le retour de la fontaine Burguet dite "de Mériadeck"

La fontaine construite en 1867 par l'architecte Charles Burguet qui avait été retirée de son emplacement du Square Lhote peu avant la construction de la Cité Municipale a retrouvé une place dans le quartier. C'est désormais sur la place du Colonel Raynal, devant la Galerie des Beaux-arts que l'on peut la redécouvrir après un bon toilettage.

 

 

A l'origine, cette fontaine avait une vasque qui a disparu depuis fort longtemps, peut être cassée lors d'un de ses anciens déplacements. Certains imaginaient que le temps de son entreposage pendant la construction de la Cité Municipale serait mis à profit pour réaliser une copie de la vasque, mais cela n'a pas été le cas. Pas de jets d'eau non plus pour cette fontaine, mais des boutons poussoirs (sur chaque face) qui permettent à l'eau de sortir. Il semble que c'est au sculpteur Jean Lucien Tapiau que l'on doit la décoration composée de médaillons avec branches, de roseaux et guirlandes.

 

Pour l'anecdote, cette fontaine est bien enracinée dans le quartier car elle se trouvait déjà sur l'ancienne place de Mériadeck avant que ne débutent la construction des immeubles que l'on connait aujourd'hui. Elle en a été retirée en 1970. Il semble que ce soit grâce une la persévérance d'une association que ce retour a été rendu possible après 26 ans d'absence. Ceci expliquant sans doute la plaque apposée sur la fontaine qui indique : "En souvenir de Patrick Landroz (1949 - 1998) Les Amis de l'ancienne commune libre de Meriadeck". C'est donc en décembre 1996 qu'elle a trouvé son emplacement  au square Lhote.

 

Démontée en janvier 2012, elle a donc quitté le square pour revenir en mars 2015 sur la place du Colonel Raynal. 

Mais qu'y avait-il avant la cité Municipale ?

Nous sommes en centre ville et les terrains pour construire de nouveaux édifices sont forcément rares. La Cité Municipale étant désormais intégrée au paysage, on peut avoir du mal à se souvenir que l'emplacement était pourtant déjà occupé. Il y avait alors le square André Lhote et un immeuble de bureaux appelé la Croix du Mail. 

 

 


 

Thèmes associés  >>>| Bordeaux Construit | Bassins à flot | Cité du Vin | Cité Municipale | Grand Stade | Pont Chaban Delmas | Promenade Sainte Catherine |

 


 

 

 

Haut de Page