Regards photographiques sur Bordeaux et la Gironde

Accueil | À propos du site | L'auteur | Projets | Liens régionaux   

Bustes et statues du jardin public à Bordeaux

Hommage à des personnalités marquantes de la ville

 

 

 

Thèmes associés >>>| Le jardin public | Le parc bordelais | Le Jardin des Lumières | Le Miroir d'eau |

Les statues du jardin publicLe jardin de la Mairie | Le Parc des Sports Saint Michel

 

 

 

 

Il n'est pas rare de trouver des statues dans la plupart des jardins publics de France, mais à Bordeaux leur nombre et leur diversité sont assez remarquables. L'apparition des premières statues remonte à la fin des années 1850, alors que le paysagiste Louis Bernard Fischer avait redessiné le jardin et que la terrasse était refaite par Charles Burguet. Depuis, de façon plus ou moins régulière de nouveaux modèles sont apparus et aujourd'hui à l'exception du jardin botanique, chaque secteur du jardin public compte au moins un buste ou une statue.

 

Statues du jardin public de Bordeaux

 

Sur cette page : 

Rosa Bonheur et François Mauriac pour les plus célèbres

Des bustes, monuments et statues dans un état très variable. En préambule pour celles et ceux qui pourraient s'étonner de voir sur cette page des photos des mêmes bustes et statues dans un état très variable, il faut savoir que cela correspond à leur état réel à une période donnée. Pierres bien claires pour les statues venant de bénéficier d'une restauration (2004 / 2005 puis 2018), ou sombres et dégradées quelques années plus tard. J'ai pensé qu'il était intéressant de les conserver car cela permet de mieux mesurer une dégradation, dont on ne mesure pas toujours l'importance, qui s'opère au fil du temps. Les photos les plus récentes montrant des signes de fatigue ne manqueront pas de nous interpeler sur la nécessité d'une nouvelle campagne de restauration. 

Le buste de François Mauriac réalisé par Ossip Zadkine

Détail du buste de François Mauriac au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportEn utilisant l'entrée principale du Cours de Verdun on peut assez rapidement voir un buste singulier aux multiples facettes. Il s'agit du buste de François Mauriac réalisé par le sculpteur Ossip Zadkine. Buste de François Mauriac au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport

 

L'original de cette œuvre est un plâtre qui se trouve au musée d'Aquitaine et qui a donné lieu à trois bronzes dont l'un se trouve au musée des beaux arts de Bordeaux.

 

Il convient de rappeler que le buste original du jardin public avait été volé en 1993 et qu'il n'avait été retrouvé que 2 ans plus tard avant d'être offert à la famille de François Mauriac. C'est donc une copie que l'on peut voir aujourd'hui dans les allées du jardin public. 

 

 

 

Haut de page

 

Les statues installées sur la terrasse Burguet 

Statue Carle Vernet au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportBerger jouant de la flûte au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportEn poursuivant notre visite par la terrasse, entre les parasols de l'Orangerie, on trouve tout d'abord une statue en bronze honorant Carle Vernet (Antoine Charles Horace Vernet) qui était un peintre lithographe.

 

Dans le même alignement viennent ensuite la statue "Jeunesse et Chimère" (Pierre Granet) et un berger jouant de la flûte dont on sait que cette statue en 3 dimensions grandeur nature (ronde-bosse) est l'œuvre de Henri Charles Maniglier (1825-1910). Une plaque informative nous apprend que ce Berger jouant de la flûte a été "acheté par l'état en novembre 1862 et mis en dépôt au musée des beaux-arts de Bordeaux en décembre 1869".

 

Au bout de la terrasse Burguet vient ensuite la statue réalisée par Gaston Veuvenot Leroux en hommage à Rosa Bonheur (Marie Rosalie Bonheur : 1822-1899) qui était une peintre spécialisée dans les représentations animalières et qui aura eu le privilège d'être la première femme artiste décorée de la légion d'honneur. Cette statue a été installée au Jardin public le 5 juillet 1910.

 

 

Dans une sorte de comparatif avant et après, on mesure ici comment vieillissent les monuments exposés aux intempéries. Treize ans séparent les deux séries de photos de Rosa Bonheur et de Jeunesse et chimère.

 

Pour le berger ayant perdu un bras et une partie de sa flûte, on peut sans prendre trop de risque suspecter un acte de vandalisme.

 

 

 

Haut de page

 

Rosa Bonheur, Ulysse Gayon et Vénus rénovées en 2018

Bandeau souscription restauration 3 statues 

Il suffit de se promener dans le jardin public pour mesurer avec quelle constance le temps peut dégrader les monuments placés à l'extérieur. Cette page illustre d'autant mieux le problème que l'on peut y voir, dans une sorte d'avant-après, la plupart des statues magnifiées suite à une restauration et presque méconnaissables quelques années plus tard. Alors que le Muséum de Bordeaux entièrement revisité devrait à nouveau ouvrir ses portes, 3 statues du jardin public nécessitaient une restauration urgente. La statue de Rosa Bonheur, celle de Vénus et le buste de Ulysse Gayon.

 

 

Cure de jouvence entre le printemps et l'automne

Si habituellement c'est le printemps qui dans un jardin symbolise le renouveau, en 2018 pour ces 3 statues c'est bien à l'automne que les promeneurs auront pu découvrir leur blancheur retrouvée.

 

 

 

Statues après leur restauration de 2018 

Pour la première fois entreprises et particuliers ont été invités à participer à une levée de fonds destinée à engager rapidement les travaux nécessaires. Le montant total de l'opération a été évalué à 15 000 Euros dont 5 000 Euros étaient ouverts à la souscription. 

 

 

Haut de page

 

 

La disparition d'un buste, celui du sculpteur Domenico Maggesi

Le vol et les actes de vandalisme touchent malheureusement la plupart des lieux ouverts au public et le jardin de Bordeaux ne fait hélas pas exception. Si parfois une œuvre volée est retrouvée quelques années plus tard, comme ce fut le cas pour le buste de François Mauriac, ce n'est pas toujours le cas.  

 

Buste de Domenico Maggesi au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportAinsi le buste du sculpteur Domenico Maggesi (1801-1892) à qui l'on doit notamment les statues de Montaigne et Montesquieu sur la place des Quinconces ou encore les statues des magistrats dressées sur le Palais de Justice de la place de la République est désormais manquant.

 

Ce buste qui avait été inauguré lors des journées du patrimoine de 2006 se trouvait au bout de la terrasse Burguet. Il a disparu le 5 mars 2015 et n'a pour l'instant jamais été retrouvé.

 

Plusieurs hypothèses sont envisageables pour expliquer cette disparition mystérieuse. Si le vol de collectionneur ou de trafiquant d'œuvres d'art ne peut être totalement écarté, on peut aussi penser aux suites d'une soirée trop festive. Dans ce dernier cas, la notion de patrimoine se trouvait sans doute bien éloignée pour les auteurs du méfait.

 

 

 

 

 

Haut de page

 

Quatre autres bustes et monuments répartis dans le jardin public

Fernand Lafargue, Ulysse Gayon, Pierre Alexis Millardet et Léon Valade

En quittant l'esplanade de Burguet et en nous dirigeant vers le jardin, face à la fontaine Wallace, nous trouvons un monument de Jules Rispal avec 2 personnages, homme et femme, surmontés par le buste de l'écrivain romancier Fernand-Lafargue.

 

Un peu plus loin, au bout du muséum d'histoires naturelles (actuellement fermé pour d'importants travaux de restauration) c'est la vigne qui est honorée avec le buste d'Ulysse Gayon. Ulysse Gayon (1845-1929) était un biochimiste et agronome qui a également eu une importante carrière universitaire. L'inscription sur le socle nous rappelle qu'il est "fondateur de l'œnologie Bordelaise" et "organisateur de la lutte contre le mildiou".

 

A l'origine le buste créé en 1935 par le sculpteur Gaston Leroux était en bronze. Mais comme bien d'autres monuments, il a été fondu pendant la seconde Guerre Mondiale. C'est en 1953 que le sculpteur Jules Rispal a réalisé cette reproduction en pierre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste en face, à coté de l'une des entrées du jardin botanique un autre monument signé Gaston Veuvenot Leroux  représentant une femme nue dans un décor de vignes est surmonté par le buste de Pierre-Marie Alexis Millardet. Tous les jardiniers qui ont un jour utilisé la "bouillie Bordelaise" ne le savent peut être pas, mais Pierre-Marie Alexis Millardet en est l'inventeur.

 

En quittant l'ile et ses jeux en direction du théâtre de Guignol, on trouve à gauche de la passerelle une autre statue représentant deux femmes qui sont surmontées par le buste du poète Léon Valade.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haut de page

 

Retraite difficile pour des déesses et une muse

En longeant le cours d'eau, on peut apercevoir sur les ilots deux déesses et une muse ressemblant fortement à celles qui ornent le fronton du Grand Théâtre. Et pour cause, après avoir surplombé pendant des décennies la place de la Comédie, les statues particulièrement exposées ont été victimes de l'usure du temps. Remplacées au balcon du Grand Théâtre, les originales ont élu domicile pour une retraite (pas si paisible que cela) dans la cour des Beaux Arts ou au jardin public. Il n'est pas toujours facile d'identifier à coup sur ces œuvres de Pierre François Berruer et de van den Dris. Un petit rappel de leurs différents attributs pourra sans doute s'avérer utile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vénus, une déesse de l'amour maintenant restaurée

Vénus est la statue qui est située au dessus d'une cascade. Ses 2 colombes permettent de reconnaitre facilement la déesse de l'amour et de la beauté. Après avoir quitté le balcon du Grand Théâtre elle a fait l'objet d'une première restauration et a rejoint en 1884 le jardin public. Comme on a pu le voir sur cette page, avec la statue de Rosa Bonheur et le buste d'Ulysse Gayon, elle a fait l'objet d'un programme de restauration en 2018. Une partie de cette restauration ayant été financée par une souscription publique. Les photos ci-dessous ont été réalisées quelques semaines avant son rafraichissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Calliope la muse de l'éloquence et Junon déesse reine des dieux 

Une couronne, des lauriers et des livres nous permettent également de reconnaitre Calliope qui est la muse de l'éloquence. La présence d'un paon signe en un autre lieu la présence de Junon (Héra) la déesse reine des dieux

 

 

Un double de Junon qui est en voie de disparition 

Enfin, reste le cas à la pointe de l'île d'une autre statue qui est sans doute la plus dégradée du jardin public et qui est aujourd'hui difficilement identifiable. En effet, même la tête que l'on pouvait voir il y a quelques années encore posée sur le socle n'est aujourd'hui plus visible. La prochaine étape sera sans doute la disparition totale de cette statue.

 

Une tête avec un chignon qui est posée au pied de la statue fournit un premier indice

 

La forme située à droite de la statue pourrait dessiner les contours de ce qui devait être un paon.

 

Si l'on prend en compte ces 2 éléments, cette statue était probablement celle de Junon.

 

Si je reprends des vues que j'avais réalisées il y a quelques années, deux indices permettraient d'identifier une autre statue de Junon. Sous réserve que mon identification ne soit pas erronée, on peut déduire que le portique du Grand Théâtre a fait l'objet au fil des ans de multiples renouvèlements. En se basant sur Junon qui fut donc présente en deux exemplaires au jardin public, à un exemplaire dans la cour des Beaux arts et à celui qui est toujours au fronton du Grand Théâtre, cela porte au moins à quatre le nombre d'exemplaires qui ont été réalisés.

 

 

 

Haut de page

 

 

Cartes postales où la vision d'une autre période

BORDEAUX ancienne carte postale : enfants au jardin public

Ancienne carte postale du Jardin Public de BordeauxLa carte postale de gauche postée en 1915 nous montre l'alignement de la terrasse de Burguet avec en premier plan la statue de Rosa Bonheur. On y voit également le jardinier à l'ouvrage sur les massifs, et la tenue des promeneurs est elle caractéristique de l'époque.

 

A la même période, sur la carte postale de droite on voit sur le bassin de l'esplanade les enfants jouant sous l'œil vigilent de leurs parents.  Garçons et filles portent le chapeau et comme on peut le constater, les jeux d'alors sont le bateau à voile ou le cerceau. En arrière plan on reconnait la statue "Jeunesse et Chimère" de Pierre Granet telle que l'on peut encore la voir aujourd'hui.

 

[ Documents Cartes Postales - collection personnelle ] 

 

 

 

 

Haut de page

 

 

 

 

 

 

Thèmes associés >>>| Le jardin public | Le parc bordelais | Le Jardin des Lumières | Le Miroir d'eau |

Les statues du jardin publicLe jardin de la Mairie | Le Parc des Sports Saint Michel

 

 

 

 

Voir Aussi >>>| Les places de Bordeaux >> Place de la Victoire | Place Pey Berland | Place des Quinconces |

 

 

Voir Aussi >>>| Les portes de Bordeaux >> La Grosse Cloche | La Porte Cailhau

 

 

Voir Aussi >>>| Les Fontaines de Bordeaux >> Fontaine des 3 Grâces | Fontaine des Girondins |
| Fontaines de Tourny & dans le Monde | Miroir d'eau |