Regards photographiques sur Bordeaux et la Gironde

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Bustes et statues du jardin public à Bordeaux

Hommage à des personnalités marquantes de la ville

Statues du jardin public de Bordeaux

 

 

 

 

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Rosa Bonheur et François Mauriac pour les plus célèbres

Il n'est pas rare de trouver des statues dans la plupart des jardins publics de France, mais à Bordeaux leur nombre et leur diversité sont assez remarquables. L'apparition des premières statues remonte à la fin des années 1850, alors que le paysagiste Louis Bernard Fischer avait redessiné le jardin et que la terrasse était refaite par Charles Burguet. Depuis, de façon plus ou moins régulière de nouveaux modèles sont apparus et aujourd'hui à l'exception du jardin botanique, chaque secteur du jardin public compte au moins un buste ou une statue.

 

Sur cette page : 

Le buste de François Mauriac réalisé par Ossip Zadkine

 

Buste de François Mauriac au musée des Beaux arts de de Bordeaux | Photo Bernard TocheportEn empruntant l'entrée principale du jardin public située cours de Verdun on peut assez rapidement voir un buste singulier aux multiples facettes. Il s'agit du buste de François Mauriac réalisé par le sculpteur Ossip Zadkine.

 

François Mauriac, natif de Bordeaux (1885-1970) est un célèbre écrivain à qui l'on doit notamment Thérèse Desqueyroux, Le Nœud de vipères où Le Mystère Frontenac. Il sera membre de l'Académie Française, recevra le prix Nobel de littérature et sera distingué Grand-croix de l'ordre national de la Légion d'honneur.

 

L'original de ce buste est un plâtre qui se trouve au musée d'Aquitaine et qui a donné lieu à trois bronzes dont l'un se trouve au musée des beaux arts de Bordeaux. Il convient de rappeler que le buste original du jardin public avait été volé en 1993 et qu'il n'avait été retrouvé que 2 ans plus tard avant d'être offert à la famille de François Mauriac. C'est donc une copie que l'on peut voir aujourd'hui dans les allées du jardin public.

Les statues installées sur la terrasse Burguet 

Statue de Carle Vernet sur la terrasse Burguet au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportEn poursuivant notre visite par la terrasse, Burguet on trouve tout d'abord une statue en bronze honorant Carle Vernet. Antoine Charles Horace Vernet dit Carle Vernet était un peintre, dessinateur et lithographe. Il a marqué les esprits pour ses représentations consacrées au cheval, ses tableaux des batailles napoléoniennes, ou encore pour ses lithographies ayant illustré certaines fables de La Fontaine.

 

A l'origine une première statue signée par Charles Louis Malric avait été installée en 1942. Mais comme bien d'autres monuments à cette époque de guerre, elle a été enlevée et fondue seulement 1 an après son installation. Le plâtre d'origine ayant été détruit, il n'a pas été possible (comme cela avait été le cas pour le buste d'Ulysse Gayon), d'effectuer une reproduction du modèle original.

 

La statue que nous voyons aujourd'hui est donc totalement différente de la précédente. Elle est l'œuvre du sculpteur Raymond Martin. Il s'agit d'un bronze sorti de la fonderie Rudier en 1948.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Berger jouant de la flûte au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport Jeunesse et chimère, et le berger jouant de la flûte

Statue Jeunesse et Chimère au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportDans le même alignement viennent ensuite la statue "Jeunesse et Chimère" (Pierre Granet) et un berger jouant de la flûte dont on sait que cette statue en 3 dimensions grandeur nature (ronde-bosse) est l'œuvre de Henri Charles Maniglier (1825-1910).

 

Une plaque informative nous apprend que ce Berger jouant de la flûte a été "acheté par l'état en novembre 1862 et mis en dépôt au musée des beaux-arts de Bordeaux en décembre 1869".

 

 

Hôtel Lisleferme Muséum de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport

Statue de Rosa Bonheur terrasse Burguet au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport Rosa Bonheur peintre et sculptrice animalière

Au bout de la terrasse Burguet, faisant face à l'Hôtel Lisleferme qui abrite le Muséum de Bordeaux, on trouve la statue réalisée par Gaston Veuvenot Leroux en hommage à Rosa Bonheur (Marie Rosalie Bonheur 1822-1899). Rosa Bonheur était peintre et sculptrice plus particulièrement spécialisée dans les représentations animalières.

 

Cette statue a été installée au Jardin public le 5 juillet 1910 et à fait l'objet de plusieurs restaurations, la dernière étant intervenue en 2018. On retiendra également que Rosa Bonheur a été la première femme artiste à avoir été décorée de la légion d'honneur.

 

On peut voir plusieurs de ses œuvres animalières au Musée des Beaux Arts de Bordeaux. Dans le même musée on peut également voir un tableau de Georges Achille-Fould réalisé en 1893 représentant Rosa Bonheur dans son atelier. 

 

 

 

 

Quatre autres bustes et monuments répartis dans le jardin public

Fernand Lafargue, Ulysse Gayon, Pierre Alexis Millardet et Léon Valade

En quittant l'esplanade de Burguet et en nous dirigeant vers le jardin, face à la fontaine Wallace, nous trouvons un monument de Jules Rispal avec 2 personnages, homme et femme, surmontés par le buste de l'écrivain romancier Fernand-Lafargue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste en face, à coté de l'une des entrées du jardin botanique un autre monument signé Gaston Veuvenot Leroux  représentant une femme nue dans un décor de vignes est surmonté par le buste de Pierre-Marie Alexis Millardet. Tous les jardiniers qui ont un jour utilisé la "bouillie Bordelaise" ne le savent peut être pas, mais Pierre-Marie Alexis Millardet en est l'inventeur.

 

En quittant l'ile et ses jeux en direction du théâtre de Guignol, on trouve à gauche de la passerelle une autre statue représentant deux femmes qui sont surmontées par le buste du poète Léon Valade.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Buste de Ulysse Gayon sur son socle au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport Ulysse Gayon, un buste de substitution

Un peu plus loin, c'est la vigne qui est honorée avec le buste d'Ulysse Gayon. Ulysse Gayon (1845-1929) était un biochimiste et agronome qui a également eu une importante carrière universitaire.

 

L'inscription sur le socle nous rappelle qu'il est "fondateur de l'œnologie Bordelaise" et "organisateur de la lutte contre le mildiou". Membre de l'Académie des Sciences de Paris, Ulysse Gayon était aussi Commandeur de la Légion d'honneur‎.

 

A l'origine le buste créé en 1935 par le sculpteur Gaston Veuvenot Leroux et mis en place en 1941 était en bronze. Mais comme bien d'autres monuments, il a été fondu pendant la seconde Guerre Mondiale. En 1953, en partant du plâtre d'origine qui avait été conservé, le sculpteur Jules Rispal a réalisé la reproduction en pierre que l'on peut voir aujourd'hui. Ce buste d'Ulysse Gayon se situe juste à côté de l'Hôtel de Lisleferme qui abrite le Muséum de Bordeaux.

 

 

Le buste de Maxime Lalanne effectué par Pierre Granet

 

Maxime Lalanne (1827-1886) est un peintre, graveur et lithographe qui est plus particulièrement connu pour ses eaux fortes. Il est né à Bordeaux en 1827 et son buste a été réalisé en 1897 par le sculpteur Pierre Granet.

 

 

 

 

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La disparition d'un buste, celui du sculpteur Domenico Maggesi

Le vol et les actes de vandalisme touchent la plupart des lieux ouverts au public et le jardin public de Bordeaux ne fait hélas pas exception. Si parfois une œuvre volée est retrouvée quelques années plus tard, comme ce fut le cas pour le buste de François Mauriac, ce n'est pas toujours le cas.  

 

Buste de Domenico Maggesi au Jardin public de Bordeaux | Photo Bernard TocheportAinsi le buste du sculpteur Domenico Maggesi (1801-1892) à qui l'on doit notamment les statues de Montaigne et Montesquieu sur la place des Quinconces ou encore les statues des magistrats dressées sur le Palais de Justice de la place de la République est désormais manquant.

 

Ce buste qui avait été inauguré lors des journées du patrimoine de 2006 se trouvait au bout de la terrasse Burguet. Il a disparu le 5 mars 2015 et n'a pour l'instant jamais été retrouvé.

 

Plusieurs hypothèses sont envisageables pour expliquer cette disparition mystérieuse. Si le vol de collectionneur ou de trafiquant d'œuvres d'art ne peut être totalement écarté, on peut aussi penser aux suites d'une soirée trop festive. Dans ce dernier cas, la notion de patrimoine se trouvait sans doute bien éloignée pour les auteurs du méfait.

 

 

 

 

 

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Retraite difficile pour des déesses et une muse

En longeant le cours d'eau, on peut apercevoir sur les ilots deux déesses et une muse ressemblant fortement à celles qui ornent le fronton du Grand Théâtre. Et pour cause, après avoir surplombé pendant des décennies la place de la Comédie, les statues particulièrement exposées ont été victimes de l'usure du temps. Remplacées au balcon du Grand Théâtre, les originales ont élu domicile pour une retraite (pas si paisible que cela) dans la cour des Beaux Arts ou au jardin public. Il n'est pas toujours facile d'identifier à coup sur ces œuvres de Pierre François Berruer et de van den Dris. Un petit rappel de leurs différents attributs pourra sans doute s'avérer utile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vénus, une déesse de l'amour maintenant restaurée

Statue de Vénus devant la cascade du jardin public de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport Vénus est la statue qui est située au dessus de la cascade du jardin public. Ses 2 colombes permettent de reconnaitre facilement la déesse de l'amour et de la beauté.  

 

Après avoir quitté le balcon du Grand Théâtre elle a fait l'objet d'une première restauration et a rejoint en 1884 le jardin public.

 

Comme on a pu le voir par ailleurs sur cette page, avec la statue de Rosa Bonheur et le buste d'Ulysse Gayon, elle a aussi fait l'objet d'un programme de restauration en 2018. Une partie de cette restauration ayant été financée par une souscription publique. Les photos ci-dessous ont été réalisées quelques mois après son rafraichissement.  

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Calliope la muse de l'éloquence et Junon déesse reine des dieux 

Une couronne, des lauriers et des livres nous permettent également de reconnaitre Calliope qui est la muse de l'éloquence. La présence d'un paon signe en un autre lieu la présence de Junon (Héra) la déesse reine des dieux

 

 

Un double de Junon en voie d'une inéluctable disparition 

Enfin, reste le cas à la pointe de l'île d'une autre statue qui est sans doute la plus dégradée du jardin public et qui est désormais devenue impossible à identifier. En effet, même la tête que l'on pouvait voir il y a quelques années encore posée sur le socle n'est aujourd'hui plus visible. Si quelques traces de son existence subsistent encore, la prochaine étape sera à n'en pas douter la disparition totale de cette statue.

 

Une tête avec un chignon qui est posée au pied de la statue fournit un premier indice

 

La forme située à droite de la statue pourrait dessiner les contours de ce qui devait être un paon.

 

Si l'on prend en compte ces 2 éléments, cette statue était probablement celle de Junon.

 

Si je reprends des vues que j'avais réalisées il y a quelques années, deux indices permettraient d'identifier une autre statue de Junon. Sous réserve que mon identification ne soit pas erronée, on peut déduire que le portique du Grand Théâtre a fait l'objet au fil des ans de multiples renouvèlements. En se basant sur Junon qui fut donc présente en deux exemplaires au jardin public, à un exemplaire dans la cour des Beaux arts et à celui qui est toujours au fronton du Grand Théâtre, cela porte au moins à quatre le nombre d'exemplaires qui ont été réalisés.

 

 

 

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Les outrages du temps sont parfois bien visibles

 

Dans une sorte de comparatif avant et après, on peut mesurer comment vieillissent les monuments exposés aux intempéries. Treize ans séparent les deux séries de photos de Rosa Bonheur et de Jeunesse et chimère que l'on peut voir sur cette page. Pour le berger ayant perdu un bras et une partie de sa flûte, on peut sans prendre trop de risque suspecter un acte de vandalisme.

Rosa Bonheur, Ulysse Gayon et Vénus rénovées en 2018

Bandeau souscription restauration 3 statues 

Il suffit de se promener dans le jardin public pour mesurer avec quelle constance le temps peut dégrader les monuments placés à l'extérieur. Cette page illustre d'autant mieux le problème que l'on peut y voir la plupart des statues magnifiées suite à une restauration et presque méconnaissables quelques années plus tard.

 

Alors que le Muséum de Bordeaux entièrement revisité allait à nouveau ouvrir ses portes, 3 statues du jardin public nécessitaient une restauration urgente. La statue de Rosa Bonheur, celle de Vénus et le buste de Ulysse Gayon.

 

 

Cure de jouvence entre le printemps et l'automne

Si habituellement c'est le printemps qui dans un jardin symbolise le renouveau, en 2018 pour ces 3 statues c'est bien à l'automne que les promeneurs auront pu découvrir leur blancheur retrouvée.

 

 

 

Statues après leur restauration de 2018 

Pour la première fois entreprises et particuliers ont été invités à participer à une levée de fonds destinée à engager rapidement les travaux nécessaires. Le montant total de l'opération a été évalué à 15 000 Euros dont 5 000 Euros étaient ouverts à la souscription. 

Cartes postales où la vision d'une autre période

BORDEAUX ancienne carte postale : enfants au jardin public

Ancienne carte postale du Jardin Public de BordeauxLa carte postale de gauche postée en 1915 nous montre l'alignement de la terrasse de Burguet avec en premier plan la statue de Rosa Bonheur. On y voit également le jardinier à l'ouvrage sur les massifs, et la tenue des promeneurs est elle caractéristique de l'époque.

 

A la même période, sur la carte postale de droite on voit sur le bassin de l'esplanade les enfants jouant sous l'œil vigilent de leurs parents.  Garçons et filles portent le chapeau et comme on peut le constater, les jeux d'alors sont le bateau à voile ou le cerceau. En arrière plan on reconnait la statue "Jeunesse et Chimère" de Pierre Granet telle que l'on peut encore la voir aujourd'hui.

 

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