Regards photographiques sur Bordeaux et la Gironde

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Bordeaux le pont Garonne

 

 

 

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Spécial pont Bacalan Bastide devenu pont Chaban Delmas, retour en images sur sa construction :

 

Présentation du pont 2010 début des travaux 2011 Pylônes et tablier 2012 le pont se termine
2012 le choix du nom      

 

 

 

Le nouveau pont ferroviaire de la gare Saint Jean

Bordeaux : TGV sur pont Garonne : nouveau pont ferroviairePeut être recevra-t-il un jour un nom plus spécifique, mais pour l'instant on désigne ce nouveau pont ferroviaire sous l'appellation de "pont Garonne".

 

Géographiquement, le pont Garonne relie, dès la sortie de la gare Saint Jean, la rive gauche de la Garonne et le quai de Paludate (dans le prolongement de la rue Charles Domercq) au quai de la Souys sur la rive droite.

 

C'est le dimanche 11 mai 2008 pratiquement à 12h30 que deux TGV ont emprunté pour la première fois les voies de ce nouveau pont ferroviaire de Bordeaux. Une première étape avant la mise en service totale qui aura demandé 2 ans supplémentaires.

 

 

Un nouveau pont ferroviaire, mais pourquoi un nouveau pont ?

Sachant que les trains n'avaient pas attendu pour franchir la Garonne, on pourrait légitimement s'interroger sur l'utilité de la construction de ce nouveau pont. Pour comprendre sa nécessité, il suffit de rappeler que le pont précédent que tout le monde connait sous le nom de "passerelle Eiffel" (voir page spéciale sur ce site) avait commencé sa carrière en 1860. On comprend aisément que le nombre de trains et de passagers (sans oublier les notions de confort), a quelque peu évolué entre l'époque du train à charbon ou à vapeur et celle du TGV.

 

 

Certes la passerelle Eiffel avait plutôt bien assumé son rôle dans la durée, mais sa structure métallique si caractéristique présentait l'inconvénient de rendre impossible toute solution d'élargissement sur les côtés. Il suffit de regarder le nombre de voies et de trains qui circulent en direction de Bordeaux Saint Jean pour comprendre que la passerelle avec ses seulement 2 voies constituait un goulet d'étranglement. L'expression bien connue pour désigner ce point difficile de la carte du trafic ferroviaire en France était d'ailleurs "le bouchon Bordelais".

 

 

Feu d'artifice sur le pont GaronneFeu d'artifice d'inauguration

Bordeaux : vue aérienne Pont Eiffel et pont Garonne

Ancien et nouveau pont

Bordeaux : ancien et nouveau pont ferroviaire

Pont Eiffel et pont Garonne

Bordeaux : le pont Garonne dans le paysage

Vue sur le pont Garonne

N'oublions pas non plus qu'alors que se dessine la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique (LGV), à terme le nouveau pont pourra accueillir pratiquement 400 trains par jour. La modernisation des infrastructures permettant la traversée de la Garonne devenait donc un impératif. Ainsi, à l'horizon 2016 Bordeaux devrait se trouver à seulement 2 heures de Paris.

Deux ans pour la construction d'un pont innovant et aux lignes fluides

Pont Garonne en serviceEntre 2006 et 2008, les Bordelais ont pu assister aux différentes étapes de la construction de leur nouveau pont de chemin de fer. Au fil des mois ce qui devait devenir le nouveau pont ferroviaire de Bordeaux a poussé sur la Garonne avant de devenir la parfaite parallèle de l'ancien pont Eiffel.

 

 

Il aura nécessité des investissements à hauteur de 55 millions d'euros et la participation conjointe de Réseau Ferré de France, de l'Europe, de l'Etat, de la région Aquitaine, du département de la Gironde sans oublier la Communauté Urbaine de Bordeaux. On doit sa conception aux architectes Jean-Pierre Duval et Jean de Giacinto. 

 

 

Entre inauguration et raccordements à répétition

Soir d'orage et anecdote pour le feu d'artifice inaugural du 11 mai 2008

De violents orages se sont abattus sur Bordeaux juste avant l'heure prévue pour le feu d'artifice et jusqu'à la dernière minute la question du maintien ou de l'annulation de la fête était dans tous les esprits. Cela n'a pas empêché les Bordelais de se masser en nombre sur le pont Saint Jean (fermé à la circulation pour la circonstance).

"Oh Toulouse" et "l'eau verte du Canal du midi" de Claude Nougaro s'invitent à la fête Bordelaise

Si le feu d'artifice a bien débuté à l'heure prévue, en revanche la partie audio a été plus difficile à remettre sur les rails d'après orage. Mis à part quelques notes musicales au passage du train, dès les premières fusées du feu d'artifice le son a disparu. Ainsi les musiques imaginées pour symboliser l'invitation au voyage du nouveau pont ferroviaire se sont évanouies. Ce n'est qu'au cours de la dernière partie du feu d'artifice, alors que plus personne ne pensait à l'accompagnement musical, qu'est surgi avec force "l'eau verte du Canal du Midi" suivie par le retentissant "Oh Toulouse" de Claude Nougaro.

Point de départ vers la future LGV

Lorsqu'on connait le légendaire antagonisme qui affecte les 2 villes ayant la Garonne pour dénominateur commun, ce clin d'œil du hasard préfigurait sans doute l'avenir tout tracé de la future LGV (Ligne à Grande Vitesse) dont la réalisation ne sera pourtant pas "un long fleuve tranquille".

Deux ans de travaux après l'inauguration officielle

Pour construire de toute pièce ce nouveau pont, il aura suffit de 2 ans. Il a même été officiellement inauguré avec faste et feu d'artifice le 18 mai 2008. Contre toute attente, il aura fallu beaucoup plus de temps avant qu'il ne soit totalement raccordé. Sa mise en service a en effet été très progressive. Dans un premier temps, seules 2 voies ont été reliées, il s'agissait alors de récupérer sur le nouveau pont les 2 voies qui étaient précédemment utilisées par la passerelle Eiffel. Pour la suite et la mise en place des voies supplémentaires, la complexité de l'opération est particulièrement visible pour les observateurs ayant le privilège de survoler le chantier. Ainsi dans son billet daté du 20 août 2009, Jacques Rouaux pour "Bordeaux Photos Aériennes" décrivait avec humour ce qu'il avait pu voir et photographier depuis son avion alors que les rails étaient en cours de pose.

 

On comprend également l'ampleur de la tâche qui consiste à fermer un beau jour 2 voies avec tous ses raccordements, rails câbles et aiguillages pour dans les meilleurs délais transférer le trafic sur deux nouvelles voies. L'opération s'est déroulée sans encombre mais à tout de même nécessité la fermeture de tout trafic ferroviaire pendant 2 jours.

 

 

Des travaux exceptionnels avec interruption totale du trafic ferroviaire

Il fut alors temps de penser à rajouter, comme on peut le voir sur les photos aériennes présentées sur cette page, deux nouvelles rangées de rails. Encore une fois, il a ensuite été nécessaire d'arrêter la totalité du trafic pour raccorder ces deux nouvelles voies. L'opération était cette fois ci plus complexe car il s'agissait d'un travail beaucoup plus en profondeur. Certes il y avait le raccordement de ces deux nouvelles voies, mais il y avait aussi un imposant travail partant de la gare elle même. Suppression des deux voies provisoires, retrait et remplacement de portiques de signalisation, allongement de certains quais, et bien sur tester et valider que l'ensemble des aiguillages fonctionnent avant réouverture (presque 650 itinéraires tout de même). Il restera encore 2 voies à reconstruire et à raccorder en septembre 2010.

 

 

Ces imposants travaux ont entrainé pour le week-end de l'Ascension 2010 (du 13 au 16 mai) l'interruption totale de la circulation des trains pendant plus de 3 jours. Pour acheminer les passagers transitant habituellement par la gare Saint jean il a été nécessaire d'utiliser les gares de Libourne, Saint Mariens et Marmande (peu habituées à ce volume de passagers) et plus de 1 200 autobus. Pendant ce temps là, sur les voies 600 agents SNCF œuvraient contre la montre en travaillant 24 heures sur 24 par des équipes de "trois huit".

L'ancien pont Eiffel s'incruste dans le paysage.

Lorsque la décision de construire le pont Garonne a été prise, le sort de l'ancienne passerelle Eiffel semblait scellé, ce serait la destruction pure et simple. Sa valeur au prix du poids de la ferraille avait même été intégrée. En juin 2008, elle avait d'ailleurs commencé à larguer les amarres en se séparant de ses 2 extrémités qui la raccordaient aux deux rives. C'était oublier un peu vite qu'à Bordeaux une histoire de pont n'est jamais une affaire qui se déroule simplement. En premier lieu, la passerelle qui aurait donc dû être détruite avait des défenseurs actifs. Ensuite, alors que Bordeaux avait obtenu son label UNESCO, la destruction peut être un peu rapide d'un autre pont (pont du Perthuis) avait déjà fait grand bruit. Bien que coupée du reste du monde, la passerelle Eiffel a obtenu un classement qui la met définitivement à l'abris de toute destruction.

 

 

Trois ponts bien rapprochés

Conséquence de cette sauvegarde de l'antique voisine, le pont Garonne perd singulièrement en visibilité. Pour toute vue en contre plongée on trouve dans sa perspective les croisillons de la passerelle Eiffel, et pour les vues plongeantes se sont les piliers de l'ancien pont qui s'incrustent. Si l'on regarde cette partie de la Garonne depuis un point élevé de Bordeaux, la tour Saint Michel par exemple, cette fois ci ce sont 3 ponts qui se confondent : le pont Saint Jean, le pont Garonne ... et le pont Eiffel. En attendant de connaître le projet qui l'emportera sur l'usage de la passerelle Eiffel, le pont Garonne continue sa montée en puissance pour un trafic ferroviaire toujours plus important.

 

 

 

 

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